Avec ses 25 hectares, c'est l'un des plus grands parcs de la capitale, qui fut réalisé au départ pour satisfaire la volonté de Napoléon III, souhaitant mettre à disposition des classes populaires et laborieuse un espace de détente dans l'Est parisien.
Les lieux se composaient uniquement de carrières de gypse, majoritairement à ciel ouvert, au sein d'un sol aride fait d'argile et de glaise, complètement impropre à toute culture. L'ancienne colline portait d'ailleurs bien son nom : "Calvus Mons", c'est-à-dire le mont chauve.A cette époque, les ravins profonds, les entrées des carrières et des anciens fours à plâtre servaient de repaire aux clochards, vagabonds et truandes. Il n'y avait que les moulins à vents installés sur les hauteurs qui pouvaient égayer quelque peu les lieux.
C'est également là qu'eurent lieu en 1814 de violents combats contre les Prussiens. Sous la Restauration, les décharges, vidanges et établissements d'équarrissage se succédèrent en ces endroits.
Sous le Second Empire, suivant le projet de Napoléon III, les travaux entrepris furent gigantesques et durèrent pendant quatre ans. Ce cadre aride et désolé, ainsi que le relief accidenté purent conférer au site un charme unique.
Inauguré le 1er mai 1867, la richesse du cadre, mêlant calme et exotisme opère encore aujourd'hui tout son charme.

